Une reconnaissance, des limites et des engagements que je m’impose de tenir.
Reconnaissance
Où je me trouve
J’habite et je travaille à Montréal, sur l’île que les Kanien’kehà:ka nomment Tiohtià:ke. Ce territoire autochtone n’a jamais été cédé. Les Kanien’kehà:ka en sont les gardiens, et il a longtemps été un carrefour d’échanges et de rencontres entre de nombreuses nations, dont les Anishinabeg.
Je vis à l’Île-des-Sœurs, une île distincte qui fait partie de Montréal. Selon les fouilles archéologiques, des humains la fréquentent depuis environ 4000 ans avant notre ère, pour des séjours fréquents mais brefs de chasse et de pêche.
Ce site rejoint des personnes de partout au Québec et au Canada, sur les territoires de nombreuses nations. Je les invite à identifier celui où elles se trouvent. Reconnaître ne suffit pas, c’est pourquoi cette page énonce aussi ce que je m’engage à faire.
Je prends la parole depuis Tiohtià:ke, Montréal, territoire autochtone non cédé dont les Kanien’kehà:ka sont les gardiens. Je reconnais que j’y habite et que j’y travaille en position de privilège, et que reconnaître ne suffit pas. Mes engagements sont publiés sur mon site.
Mon point de départ
Mon point de départ et mes angles morts
Je suis né à Pointe-Claire, sur l’île de Montréal, et je suis de descendance acadienne. Mon héritage comprend le Grand Dérangement, la déportation des Acadiens à partir de 1755, qui les a dispersés dans plusieurs colonies et pays. C’est à la fois une histoire d’exil imposé et celle de personnes établies sur des terres autochtones, notamment celles des Mi’kmaq. Elle ne se compare pas à celle des peuples autochtones, mais elle m’aide à comprendre que la colonisation laisse des traces durables. Je suis notamment le premier de ma famille à avoir fait des études supérieures.
Je reconnais que ma position me donne des privilèges et un certain pouvoir, notamment celui de prendre la parole dans mon milieu et d’y être entendu. Je reconnais aussi que l’argent confère un pouvoir, et que la philanthropie, milieu dans lequel je travaille, en est une expression.
Je ne suis pas un expert des réalités autochtones. J’ignore ce que j’ignore, et combler cette ignorance relève de ma responsabilité personnelle. Je ne demande pas aux personnes autochtones de m’éduquer.
Cette page est un texte, et un texte ne change rien à lui seul. Elle peut contenir un mot imprécis ou passer à côté de l’essentiel. Si c’est le cas, écrivez-moi et je corrigerai. Ce site est le projet d’un bénévole et ne parle au nom d’aucun employeur, organisme ou nation.
Ce que j’ai appris jusqu’ici
Canadian Indigenous Culture Training, Truth and Reconciliation Edition · Indigenous Leadership Development Institute · 24 octobre 2020
Formation sur la réconciliation (4 Saisons de la Réconciliation) · Université des Premières Nations du Canada · 23 août 2022
Ces formations sont un point de départ, pas un aboutissement.
Mes engagements
Ce que je m’engage à faire
Apprendre en continu. Je m’engage à poursuivre ma formation chaque année et à tenir sur cette page la liste de ce que j’apprends. Je privilégierai les voix autochtones elles-mêmes plutôt que les résumés de seconde main.
Donner chaque année. Je m’engage à faire un don personnel annuel à une organisation dirigée par et pour des personnes autochtones. Ce don sera sans restriction, pour soutenir sa mission plutôt qu’un projet précis.
Inscrire la vérité et la réconciliation au calendrier. Je m’engage à ajouter au calendrier de ce site les événements autochtones pertinents, en particulier le 30 septembre et le 21 juin. Je m’engage aussi à offrir un gabarit de résolution pour que les conseils d’administration d’OBNL formalisent la place du 30 septembre dans leur organisation.
Offrir des ressources. Je m’engage à publier ici des gabarits et des organismes à soutenir, et à les tenir à jour. Les outils gratuits sont déjà en ligne.
Aborder la philanthropie autochtone avec respect. Je m’engage à m’informer sur les traditions autochtones de don et de partage, à m’en inspirer sans m’en approprier les pratiques, à citer mes sources et à laisser les personnes autochtones parler d’elles-mêmes. Voir la section suivante.
Rendre des comptes. Chaque 30 septembre, je publierai ici un bilan de ce qui a été fait et de ce qui ne l’a pas été, et j’y ajouterai de nouveaux engagements.
Mon bilan
Engagement
Statut
Prochain jalon
Apprendre en continu
En cours
Formations suivies, listées plus haut
Donner chaque année
À réaliser avant le premier bilan
Premier bilan le 30 septembre 2027
Calendrier et gabarit de résolution
En cours
Gabarit publié le 14 octobre 2026
Offrir des ressources
En cours
Trois outils publiés le 14 octobre 2026
Philanthropie autochtone
En cours
Section ci-dessous et entrée du glossaire
Rendre des comptes
À venir
Premier bilan le 30 septembre 2027
Philanthropie autochtone
La philanthropie autochtone, ce que j’apprends
Avant la philanthropie, le partage
Les peuples autochtones pratiquent le don et le partage depuis toujours. On peut penser au partage d’un orignal ou d’un caribou avec toute la communauté, à la distribution de couvertures, au potlatch ou à la collecte spontanée pour soutenir la veuve d’un chef. Ces gestes ne se limitent pas à l’argent. Ils incluent aussi le partage des savoirs, de la culture et du territoire.
Un mot qui ne convient pas toujours
Plusieurs personnes autochtones jugent que « charité » renvoie à un modèle de carence qui ne leur correspond pas. D’autres rappellent que le partage autochtone n’attend rien en retour, alors que la philanthropie est souvent liée aux reçus fiscaux et à la reconnaissance du donateur. Certains services que des organismes autochtones offrent relèvent d’obligations issues de traités, et non de la charité.
La réciprocité
Les praticiens parlent de réciprocité plutôt que de générosité à sens unique. Parmi leurs principes, on retrouve la valorisation du leadership et des savoirs autochtones, le respect de l’autodétermination, la co-création et la priorité à la relation plutôt qu’à la reddition de comptes. On recommande aussi de transférer du pouvoir de décision et de financer des fonds, des fondations et des organismes dirigés par des Autochtones.
Ce que je retiens pour donner
Il faut distinguer un organisme au service de personnes autochtones d’un organisme dirigé par des personnes autochtones. Le second correspond à l’approche « par et pour ». Il faut aussi savoir qu’environ 1 % des dons caritatifs au Canada vont aux peuples autochtones.
Un engagement déjà pris par le milieu
En 2015, des fondations canadiennes ont signé une Déclaration d’action en appui à la Commission de vérité et réconciliation. Elle repose sur trois axes, soit apprendre et se souvenir, comprendre et reconnaître, participer et agir. Je la fais mienne dans mon propre rôle.
Ce que je ne ferai pas
Je ne reprendrai pas les cérémonies, les noms ou les symboles autochtones comme décor ou comme étiquette pour mes activités. Je les citerai et je renverrai vers les personnes qui en parlent avec autorité.
Voir aussi l’entrée philanthropie autochtone du lexique et, au calendrier, la rencontre d’AFP Québec « Le pouvoir de la réciprocité » (20 octobre 2026).
Ressources
Pour soutenir et agir
Organismes à soutenir
Avant de donner, vérifiez qui dirige l’organisme (conseil et direction). Le don sans restriction est la forme la plus utile. Ces organismes ne sont ni évalués ni endossés par ce site.
Projets Autochtones du Québec (PAQ)
Hébergement, logement et soutien · Montréal
Il offre de l’hébergement d’urgence, du logement et du soutien aux personnes autochtones en situation d’itinérance ou à risque, selon les valeurs et les traditions autochtones. Son site se décrit comme « dirigé par les Autochtones ».
Il accompagne des jeunes des Premiers Peuples dans la réalisation de films, grâce à des studios mobiles et à des projets de création. J’ai reçu Wapikoni mobile à mon émission Les Héros Anonymes (Canal M, janvier 2023). Écouter l’épisode
Services à la communauté autochtone urbaine · Montréal
Fondé en 1974, il vise à promouvoir et à améliorer la qualité de vie de la communauté autochtone urbaine de Montréal. On peut donner par son site ou par CanaDon